En voilà un qu'on remarque tout de suite sur le marathon: plus atypique, c'est difficile!
Et quand on prend 10 minutes pour discuter avec lui, on découvre quelqu'un de passionnant, animé par le sens de l'humour et la volonté de manière égale...
Pour commencer quelques infos: Jacobus de son prénom, mesure 1,83 m. et pèse 137 kg.
Et le voilà embarqué volontaire, dans le marathon connu comme étant le plus épuisant, le plus dur du moment!
Il raconte son histoire, avec cette excentricité britannique qui masque une grande pudeur.
« J'aime les sports extrêmes, pour mes 40 ans, je cherchais à marquer un grand coup, sachant que quoique je fasse, cela passerait pour « une crise passagère de la quarantaine », alors autant faire quelque chose de vraiment dingue, auprès de laquelle tout le reste paraîtrait fade... Deux jours après cette décision , je vois à la télévision, un reportage sur le MDS: je me dis, ça y est mon kiki, tu as trouvé, c'est ça!
L'équipe anglaise étant complète, je m'inscris dans l'équipe coréenne.
- Combien êtes-vous?
- Il y a juste moi, je suis le seul... »
C'était il y a neuf mois.
Là commence l'entraînement de celui qui jusque là se qualifie lui-même de « coach potatoe » qui ne pratiquait aucune, mais aucune activité physique sportive...
Pendant le week end, il s'entraîne à rester sur ses pied et à bouger, marcher 6 à 8 heures par jour,et pas sur une route goudronnée pour habituer son corps à ces efforts nouveaux. Il marche 16, 20 km, « se met en route » pour cette nouvelle aventure.
Il tient à citer « LIKEY », fan et grand connaisseur des marathons extrêmes, qui a ouvert une boutique et lui prodigue ses conseils:
« Pour réussir,
15% dépend de ta forme physique
30% du système et de la stratégie de vie que tu mets en place pendant le marathon
Le reste, c'est dans la tête.
Il me regarde, sourit et dit: Je compte sur les 15% de ma forme physique!
Dans la vie, Jacobus est un inventeur...Ca ne s'invente pas!
A Birmingham, où il vit, il a décidé de lever 10 000 livres pour les enfants de Mozambique et du Zimbabwe. Jacobus est natif d'Afrique du Sud, il connaît les conditions de vie là-bas, il veut se battre pour ceux « qui n'ont rien ».
Autour de lui, de nombreuses personnes le soutiennent.
Aujourd'hui, veille du départ, Jacobus est bien déterminé à ne penser à rien et ne vivre que l'instant présent « là, je passe la dune, c'est tout », sinon, c'est trop pour lui.
Il a quand même emporté dans son sac son stock de cigarettes, il en fume 40 par jour.
C'est au moment de se quitter qu'il me dit: « En général, les personnes grosses, se considèrent comme des êtres sans valeur et sans grande capacité. Si moi, j'arrive à faire ce marathon, elles sauront, que c'est possible, qu'elles aussi en sont capables » |